Nouvelle : « Pandemic » – Episode 1

« France info il est 9h00. Les informations avec Céline BAYT-DARCOURT. Bonjour L’horreur est désormais mondiale. La grippe A H1N1 est devenue aussi virulente que la grippe dite espagnole du début du siècle dernier. L’OMS, l’organisation mondiale de la santé, est repassée récemment en niveau 6 malgré le mécontentement de l’ensemble des nations occidentales. Elle [...]

  • Share/Bookmark

Jeune photographe sur Bordeaux 33 France, polyvalent, aime écrire, montrer, partager, et surtout susciter l'émotion à travers tous les médias possible.

« France info il est 9h00. Les informations avec Céline BAYT-DARCOURT.
Bonjour
L’horreur est désormais mondiale. La grippe A H1N1 est devenue aussi virulente que la grippe dite espagnole du début du siècle dernier. L’OMS, l’organisation mondiale de la santé, est repassée récemment en niveau 6 malgré le mécontentement de l’ensemble des nations occidentales. Elle recommande vivement à chacun de rester chez soit. Le gouvernement Français considère que la situation est encore sous-contrôle et que la vie économique doit continuer. Mais jusqu’à quand ? Voici la déclaration de ce matin du tout nouveau 1er ministre, Brice Hortefeux, qui remplace au pied levé François Fillon, lui-même atteint depuis le début du mois de novembre par la grippe et donc le pronostic vital est engagé. On l’écoute.
« La France à un vrai défi. Faire face à cette pandémie, et faire face à la fin de la crise économique mondiale. Plus longtemps nous soutiendrons l’économie face à cette crise sanitaire, plus facilement le pays se relèvera après ces évènements. Les services sanitaires affirment que la situation en France est satisfaisante et que nous n’avons pas besoin de passer au niveau 6 d’alerte, malgré l’inefficacité des vaccins et du Tamiflu… »
Autant dire que la classe politique reste mitigé face à cette annonce … »

- Mamour ? Lui dis-je en faisant mine de la réveiller
- Oui mon amour ? me répond-elle en s’étirant
- Fait moi une faveur : ne va pas au travail ce matin !
- J’aimerais, doudou, j’aimerais. Mais depuis que tu es parti de ton travail il y a une semaine, il faut bien que je continue de travailler, et puis ils ont encore besoin de nous …
- Mais est-ce vraiment raisonnable ? Tu entends ce qu’il a dit ce gros con, il dit que la situation est satisfaisante. Tu parles, tu n’as pas vu la file de malades qu’il y devant la clinique derrière mon boulo. Je ne veux pas que tu tombes malade. Et en plus la climatisation en entreprise, c’est l’horreur en cas d’épidémie …
- Je sais bien. Je ferais attention. Et puis je m’y suis habitué au masque que tu m’as passé. Et tu sais bien comment je suis malade d’habitude à cette époque de l’année ? Et là tu vois je me sens bien. Tu vas faire quoi aujourd’hui ?
- Des courses. A la vue de la situation, les gens ne sont pas encore conscients de tout ce qui arrive. Je vais aller faire le plein de la voiture, éventuellement un bidon ou deux, puis faire le plein de conserve, farine, eau, lait … en cas où on doit s’enfermer ici …
- Tu deviens parano là. La situation est peut-être pire que ce que dit le gouvernement, mais est-ce une raison pour rester ici avec des vivres comme dans un bunker ? Et puis à la TV ils montrent toujours les images les plus impressionnantes…
- Tu as raison sur ce point, mais il vaut mieux prévenir que guérir, sans faire de mauvais esprit … j’irais faire le plein …
- Ok

Elle se lève du lit, consciente que rien ne me fera changer d’avis. Et la radio continue à cracher toutes les informations de manière brutales :

« Prés d’un demi million de morts en Amérique du nord selon le CDC à Atlanta, en France le chiffre de 123 000 cas critique n’a pas été confirmé … la zone du sud-ouest semble cependant être la moins touché mais cela ne durera pas longtemps selon le préfet de la région Aquitaine… les unités sanitaires se tiennent prête à placer quelconque entreprise touché en quarantaine … »

Ici à Bordeaux la vie n’a pas vraiment changé. Même durant la crise économique, aucun changement visible n’avait eu lieu, à part certains chantiers arrêtés ou quelques agences immobilières fermées.

Seule chose visible actuellement : les gens portent désormais des masques pour se protéger. Sans compter que tout le monde peste dès que quelqu’un éternue. Certains de ces masques sont purement fantaisiste, décorés à la gouache, les rendant ainsi obsolète et inefficace. D’ailleurs la plupart des gens ont un masque de type FFP1, n’ayant que pour seule qualité de protéger les autres des postillons lorsqu’on éternue. Les seuls vraiment utiles sont les masques aux normes FFP2 et FFP3, que l’on trouve normalement dans les bons magasins de bricolage. Certains l’ont su et ces articles sont déjà en rupture de stock. Heureusement que j’ai prévu le coup …

Pour ne pas que les autres cèdent également à la panique, je fais mes courses dans différents magasins, prenant ainsi à chaque fois des quantités normales de nourritures et de denrées de base. Au final la voiture est pleine et j’estime désormais notre réserve de nourriture à environ 2 mois, voir 3 si je décide enfin à maigrir …

Puis en fin d’après midi, le téléphone sonne.
- Mamour, c’est moi.
- Ça va ma chérie ?
- Tu ne vas pas être content. Il y a un cas grave de grippe chez nous, au plateau du 3ême. La direction à immédiatement appelé les autorités sanitaires. Ils devraient arriver d’une minute à l’autre. Par contre Mathieu nous à dis que si on voulait partir, qu’on pouvait mais qu’il fallait faire vite.
- Alors rentre immédiatement, ne perd pas une minute.
- Ok. A de suite.

10 minutes après j’entend cogner à la porte de la maison. Je me précipite pour ouvrir mais pour une raison que j’ignore elle retiens la porte. Son regard semble mêlé entre tristesse et désespoir …

- Je ne comprends pas, lui dis-je, l’air étonné.
- Et si je suis déjà contaminé?

Je sens comme un moment de doute m’envahir soudainement, quand soudain je me mis à forcer sur la poignée et tirer de toutes mes forces, emportant ainsi à l’intérieur de la maison ma dulcinée. Elle recula ensuite, fermant ainsi la porte derrière elle. Mon coude cogne accidentellement sur l’interrupteur de l’entrée, nous plongeant ainsi dans le noir.

- Si tu dois mourir, alors je mourrai avec toi !

A SUIVRE ….

  • Share/Bookmark

AJOUTER UN COMMENTAIRE

Your email is never published nor shared. Required fields are marked *

*
*

Spam protection by WP Captcha-Free